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Le recteur de l’université Quiskeya Jacky Lumarque et le PDG de la Radio Télé Antilles internationale jacques Sampeur ont fait le dépôt de leurs pièces ce 18 mai

lumarque et prof etienne

Depuis le de but du processus d’inscrit des candidats aux prochaines présidentielles le 11 mai dernier, près d’une douzaine de prétendant a la présidence se sont manifesté au Bureau Electoral Départemental/BED de l’Ouest 1 pour se faire inscrire, selon le président du BED de l’Ouest 1 monsieur Wally Desence
Si 18 mai est la fête du drapeau et de l’université à Haïti, elle est déclarée jour Férié et payé, les candidats à la présidence eux n’ont pas chômés. Trois d’entre eux ont choisi ce jour hautement symbolique dans l’histoire du peuple haïtien pour se faire inscrire comme candidat  à la magistrature suprême du pays.
Il s’agit du Prof et recteur de l’Université Quiskeya Jacky Lumarque, il a fait officiellement ce 18 mai le depot de ses pieces au Bureau Electoral Departemental de l’ouest 1 confirmant sa a participation aux prochaines elections presidentielles sous la bannière de la plateforme politique verite.
Le professeur jacky Lumarque qui se faisait accompagner des anciens ministres de l’agriculture et de l’interieur Joanas Gue et Paul Antoine Bien aime deux dirigeants de la plateforme verite promet de renforcer les institutions etatiques. Le recteur de l’universite quisqueya s’est engage a orgsniser un rassemblement national avec les fils du pays en vue de trouver une solution aux problemes nationaux.
Le PDG de la Radio Télé Antilles Internationale Monsieur Jacques Sampeur, s est lui aussi inscrit sous la bannière de KLE, Konbit pou Liberasyon Ekonomik et du Docteur Kesner Dalmatie, un représentant de la diaspora, il s’est fait inscrire sous la bannière du MOPANOU.
Le coordonnateur général de l’organisation du peuple en lutte/OPL a fait officiellement le dépôt de ses pièces au Bureau Electoral Départemental/BED de l’ouest 1 confirmant sa candidature aux élections présidentielles, le samedi 16 mai, il était accompagné de son epouse Gina jean Etienne.

La candidature de Sophia Martelly rejetée

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La candidature au Sénat pour le département de l’Ouest de Sophia Saint-Rémy Martelly a été rejetée, a confirmé au Nouvelliste, une source bien placée au CEP.

Après avoir été contestée en BCED puis en BCEN, la candidature de la première dame au Sénat de la République a été rejetée par les juges au niveau du Bureau du contentieux électoral national. Selon les décisions du BCEN dont Le Nouvelliste a eu confirmation tard dans la soirée du mardi 12 mai, la candidature de Sophia Martelly a été rejetée pour les deux causes de contestation.

Dans les sections 1 et 2 du BCEN où le dossier de la première dame a été entendu, les juges ont rejeté sa candidature, a souligné notre source au niveau du CEP. Dans les documents présentés par les avocats de Sophia Martelly, ils n’ont pas pu prouver que leur cliente avait obtenu la nationalité haïtienne selon les principes tracés par les lois haïtiennes.

En outre, pour avoir présidé la Commission de lutte contre la faim et la malnutrition, Sophia Martelly a été connue comme ordonnatrice de fonds de l’Etat. De ce fait, il faut décharge pour sa gestion. Sa candidature a été rejetée.

Source Lenouvelliste

“Vous ne demandez pas de l’aide, vous demandez du développement”, lance Hollande aux Haïtiens

Le président François Hollande et son homologue haïtien Michel Martelly, mardi 12 mai 2015 à Port-au-Prince (Haïti). 

Le président français a entamé un programme de coopération en faveur de la jeunesse haïtienne, mardi, à Port-au-Prince.

François Hollande était en visite officielle, mardi 12 mai, à Port-au-Prince, capitale d’Haïti, pour lancer un programme de coopération en faveur de la jeunesse du pays. Devant un important parterre d’invités de la société civile haïtienne et son gouvernement, Michel Martelly, le président haïtien, a expliqué dans son discours qu’aucune compensation ne peut réparer “les accrocs de l’histoire”.

Il faisait ici implicitement référence à la polémique relancée par les propos de François Hollande, qui a évoqué la dette de la France envers son ancienne colonie. Une “dette morale”, a ensuite précisé le président français, alors que des Haïtiens réclament eux le remboursement des 17 milliards d’euros versés par Haïti à la France pour obtenir son indépendance au début du XIXe siècle.

“On ne peut pas changer l’histoire”

“Vous ne demandez pas de l’aide, vous demandez du développement, vous ne demandez pas de l’assistance, vous demandez de l’investissement”, a insisté François hollande dans son discours en réponse à des centaines de manifestantsqui l’attendaient à sa descente d’avion, avec des slogans comme “Hollande, l’argent oui, la morale non” ou “réparation, restitution”. “On ne peut pas changer l’histoire, mais on peut changer l’avenir”, a encore martelé le chef de l’Etat.

Ce qu’il faut savoir sur la “dette” de la France envers Haïti

INTERNATIONAL – Le mardi 12 mai 2015, le président français François Hollande se rend en visite officielle en Haïti. Une première pour un président socialiste.
Deux jours avant cette visite, il a déclaré, à Point-à-Pitre, en Guadeloupe, lors de son discours d’inauguration du Mémorial ACTe consacré à l’abolition de l’esclavage:
“A-t-on suffisamment souligné que, quand l’abolition fut acquise, la question de l’indemnisation prit des proportions et surtout une orientation particulièrement surprenante puisqu’elle était réclamée à cor et à cri non pas par les anciens esclaves, mais par les anciens maîtres qui exigeaient d’être dédommagés pour la perte de la force de travail qu’ils avaient comptabilisée dans leurs écritures comme la valeur de leur cheptel. C’est sous la monarchie Charles X, 1825, qui réclama même à la jeune République d’Haïti une indemnisation d’Etat de 150 millions de francs or afin d’indemniser les anciens colons qui le réclameraient. Certains ont appelé cette exigence la rançon de l’indépendance. Eh bien quand je viendrai en Haïti j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons.”
Bien sûr, ces paroles fortes prononcées par le chef de l’Etat français ont été longuement applaudies par le public présent à cette inauguration. Et, disons-le aussi, par certains patriotes Haïtiens qui n’ont pas boudé leur plaisir en entendant cette forme de mea culpa de la part de l’ancienne puissance coloniale, même si d’autres affichaient, toutefois, sur les réseaux sociaux, sinon une certaine méfiance, du moins de la prudence quant à la sincérité de la parole présidentielle française. Ce parce que François Hollande n’a pas précisé la nature de cette “dette” dans sa déclaration. De quoi s’agit-il exactement ?
Dans son excellent ouvrage Haïti et la France 1804-1848 : Le rêve brisé (Karthala, 2008, pp. 111-112), l’historien Jean-François Brière rappelle les tentatives d’établissement par la France d’un régime néocolonial à travers l’ordonnance royale de 1825 dans son ancienne “colonie la plus prospère”, la “Perle des Antilles”, indépendante depuis le 1er janvier 1804. Dans l’article 2 de cette ordonnance envoyée par Charles X, communiquée par le baron de Mackau, le 5 juillet 1825, au président haïtien Jean-Pierre Boyer (1818-1843), il est dit ceci :
“Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la Caisse générale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de 150 millions francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité.”
Le gouvernement haïtien resta sidéré face à un tel affront fait à son pays sorti du joug de l’ancienne puissance esclavagiste 21 ans plus tôt. En effet, comme l’estime l’écrivain Jean Métellus dans Haïti : une nation pathétique (Maisoneuve & Larose, 2003, p. 38):
“Aucun être humain ne peut rester indifférent face à un pareil affront. Les Haïtiens de toutes les générations éprouveront toujours un sentiment d’indignation, de révolte et de scandale devant le comportement néocolonial de la France. L’ancienne puissance ne se contenta pas seulement en effet d’imposer une indemnité en menaçant le jeune Etat de sa puissante flotte de guerre, elle fit encore obligation à Haïti de réduire de moitié les droits de douane en sa faveur, ce qui représentait une deuxième indemnisation [...] Voilà comment l’impérialisme français a foulé aux pieds la fierté des Haïtiens.”
A partir de ce bref rappel historique, trois observations pourraient être faites dans le contexte actuel : d’une part, faut-il le rappeler, la dette qui a résulté de l’indemnisation de 150 millions de francs [estimés de nos jours à plus de US$21 milliards], “et que le peuple haïtien mit plusieurs décennies à honorer, pesa lourdement sur le devenir du pays et sur son développement. Elle est sans conteste, une des sources de son dénuement : le temps ne l’a pas encore effacée” comme le souligne l’ancien Directeur Général de l’UNESCO, Amadou Mahtar M’Bow dans son texte “Haïti dans la conscience collective” publié dans l’ouvrage collectif 1804-2004 Haïti : Le Regard de l’Afrique (Riveneuve, 2006, p. 27).
D’autre part, même si le peuple haïtien est tout à fait en droit d’attendre davantage de la part de la France pour le tort, marqué d’une tâche indélébile, qu’elle lui a causé au cours de son histoire, il importe de regarder vers l’avenir et de savoir gré au président socialiste français d’avoir reconnu cette dette, fût-elle morale, de son pays envers Haïti. Mais, afin d’inscrire ce nouveau regard vers l’avenir dans la sincérité, la justice et la solidarité, non seulement il faudrait que le président français et son homologue haïtien fassent en sorte de renforcer la coopération entre les deux pays notamment dans les domaines de l’éducation, la culture, l’enseignement supérieur et la recherche, la santé publique, l’agriculture, le développement durable, mais ils devraient surtout plaider pour une révision totale des politiques économiques ultralibérales qui étranglent la société haïtienne depuis les années 1980. Politiques dictées et pilotées par des institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC dans lesquelles la France joue un rôle de premier plan. Du fait de ces politiques de “laisser-faire total”, Haïti est devenu l’un des pays les plus libéralisés au monde avec des tarifs douaniers quasi nuls sur les produits d’importation en provenance notamment des pays comme les Etats-Unis, ce qui rappelle étrangement les pratiques déjà en vigueur à l’époque de l’ordonnance de Charles X ! Avec les résultats catastrophiques que l’on sait : d’un côté, les représentants de l’oligarchie sans scrupules en lien avec les multinationales ne cessent de s’enrichir allègrement, pendant que, de l’autre, les pauvres s’appauvrissent de plus en plus.
Enfin, n’est-ce pas donc là, à de nombreux égards, une certaine forme de néocolonialisme – comme dirait Aimé Césaire dans Discours sur le colonialisme (Présence africaine, 2004) – que l’on fait subir à Haïti depuis plus de trente ans, sous l’égide non pas seulement de la France mais bien d’une drôle de coalition des pays occidentaux où la France et les Etats-Unis se partagent les premiers rôles, respectivement au FMI et à la Banque mondiale ? A une différence de taille, néanmoins, à savoir que, autrefois, les héros de l’Indépendance d’Haïti, à l’instar de Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines, se battaient jusqu’au bout pour faire respecter la dignité humaine, la fierté et la liberté de leur peuple, pendant que, depuis plusieurs décennies, les pseudo-élites politiques et économiques, corrompues jusqu’à la moelle, se complaisent dans le “ti-sousou-isme” en acceptant sans broncher, en bons complices du système, le dictat des institutions financières internationales. D’où leur incapacité chronique à amener leur pays à se prendre en main, à se relever.

Histoire de la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti (1re partie)

Le baron de Mackau et Jean-Pierre Boyer lors de la négociation du traité franco-haïtien de 1825. © Wikipedia

La lutte de Boyer pour la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti
Le baron de Mackau et Jean-Pierre Boyer lors de la négociation du traité franco-haïtien de 1825.
En 1814, soit seulement dix ans après la proclamation de l’indépendance, le roi Louis XVIII envoya trois émissaires à Saint Domingue, la mission Dauxion-Lavaysse, Draverman auprès de Pétion et Franco de Medina auprès de Christophe pour faire reconnaître son autorité. Pour certains elle visait simplement au rétablissement de l’esclavage, ce qui fit scandale ; pour d’autres c’était une simple mission d’espionnage. Elle se termina par la condamnation à mort de Franco de Medina. Une deuxième mission interviendra en 1816 : moyennant un protectorat sur l’île, la France proposait à Pétion le titre de gouverneur. Les deux émissaires français, Fontanges et Esmangard, furent éconduits comme les autres. Au total, plus de dix missions officielles ou officieuses furent dépêchées entre 1816 et 1823.
Boyer proposa une indemnité de dédommagement aux anciens colons contre la reconnaissance de l’indépendance. Les négociations piétinèrent. Le nouveau roi Charles X employa alors la force : il signa le 17 avril 1825 un décret « concédant » l’indépendance contre le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs-or payable en cinq ans et expédia une flotte de 14 navires de guerre. Cette somme représentait 10 années de recettes fiscales du pays. Boyer accepta. Dès 1826, Haïti fut reconnu par presque toutes les nations (à l’exception des États-Unis). Boyer dut créer un impôt spécial, source d’impopularité, et négocia un emprunt de 30 millions à une banque française avec un taux d’intérêt de 6 %, tout en demandant une réduction de la dette. Charles X exigea également dans ce décret une réduction de 50 % des droits de douanes pour les produits d’exportation vers la France. La dette fut ramenée à 90 millions payables en trente ans, en février 1838.
Important législateur, Boyer fit ratifier un code rural le 1er mai 1826 qui instaurait un caporalisme agraire et la corvée pour l’entretien des chemins. En janvier 1843, le sud se souleva. Ses troupes vaincues, Boyer abdiqua et s’exila le 13 février 1843.
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