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Condamnation historique des cigarettiers au Québec

L'OMS estime que 12 % des 6 000 milliards de cigarettes commercialisées chaque année dans le monde font l'objet d'un commerce illicite.

Trois fabricants de cigarettes ont été condamnés à verser 11,3 milliards d’euros de dommages et intérêts à plus d’un million de victimes du tabac au Québec.
La Cour supérieure du Québec a condamné, lundi 1er juin, trois fabricants de cigarettes à verser 15,5 milliards de dollars canadiens (11,3 milliards d’euros) de dommages et intérêts à plus d’un million de victimes du tabac au Québec, un record au Canada.
Les trois multinationales condamnées – Imperial Tobacco Canada, Rothmans Benson & Hedges et Japan Tobacco International – ont immédiatement contesté le verdict du juge Brian Riordan, qui avait été saisi dans le cadre des deux recours collectifs. Ce jugement historique met un terme à dix-sept années de procédures en justice.
Le magistrat a retenu quatre accusations principales contre les cigarettiers, dont les manquements au « devoir général de ne pas causer un préjudice à d’autres » et au devoir « d’informer ses clients des risques et des dangers de ses produits ». Les deux recours collectifs regroupent en tout près de 1,02 million de Québécois, dont certains fumaient depuis les années 1960.
Un long marathon judiciaire
« Au cours des quelque cinquante années de la période couverte par les recours collectifs, et pendant les dix-sept années qui ont suivi, les sociétés ont gagné des milliards de dollars aux dépens des poumons, des gorges et du bien-être général de leurs clients », a souligné le juge Riordan dans un jugement fleuve de 276 pages.
Le magistrat ordonne en outre aux cigarettiers de commencer le versement des dommages et intérêt, que la cause soit portée en appel ou non. Les trois entreprises devront ainsi débourser plus de 1 milliard de dollars canadiens d’ici à la fin de juillet.
« Les consommateurs adultes et les gouvernements étaient au courant des risques associés à l’usage du tabac depuis des décennies », a répliqué la branche canadienne d’Imperial Tobacco, estimant dans un communiqué que le jugement de lundi « cherche à dégager les consommateurs adultes de toute responsabilité concernant leurs actes ». Sur les 15,5 milliards de dommages et intérêts, le groupe Imperial Tobacco en paye la plus grosse partie, avec 10,5 milliards.
« Nous estimons qu’il y a des motifs solides d’interjeter appel de ce jugement », a précisé Tamara Gitto, vice-présidente d’Imperial Tobacco Canada, annonçant l’intention du cigarettier de saisir la Cour d’appel du Québec. La nouvelle séquence juridique qui s’ouvre avec l’appel des cigarettiers pourrait s’étaler sur plusieurs années, pouvant aller jusqu’à la Cour suprême. Source//Le Monde.fr

Aux Etats-Unis, la gauche démocrate se réveille

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, en février 2014 à Washington.

Elle a beau affirmer qu’elle ne sera pas candidate à l’élection présidentielle de novembre 2016, rien n’y fait. Par ses prises de positions répétées en faveur de la classe moyenne, Elizabeth Warren est en en train d’insuffler à un Parti démocrate tétanisé par l’impopularité du président Barack Obama et l’attentisme d’Hillary Clinton un peu de cette passion qui lui fait si cruellement défaut. En décembre 2014, elle s’était élevée sans succès contre la suppression d’un pare-feu privant les banques d’une garantie fédérale pour des produits dérivés hautement spéculatifs, un « amendement City Group » glissé dans un compromis budgétaire accepté par le président Obama en contrepartie du financement de l’Etat jusqu’en septembre. Sa résistance opiniâtre et sa dénonciation d’un Congrès placé sous la coupe d’intérêts particuliers avaient ravivé l’enthousiasme de ceux qui la poussent à se jeter dans la bataille, si ce n’est pour espérer créer la surprise du moins pour imposer les thèmes de la primaire démocrate à venir.

La lourde défaite enregistrée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a laissé le camp démocrate groggy. Parvenu au dernier quart de son temps à la Maison Blanche, M. Obama s’est lancé en solitaire dans une stratégie de préservation de son héritage, abandonnant sa famille politique à un douloureux examen de conscience. Pour l’aile gauche du Parti démocrate, il ne fait pas de doute que les derniers déboires électoraux découlent de sa surdité vis-à-vis de la classe moyenne. Cette dernière ne bénéficie pas d’une reprise économique dont attestent pourtant certains indicateurs macroéconomiques, qu’il s’agisse de la croissance ou du taux de chômage. Car d’autres indicateurs dépeignent également la trappe dans laquelle une partie non négligeable de l’électorat démocrate reste prise au piège : un niveau de vie qui stagne et une absence de perspectives.

Collectif ReadyforWarren

Pour l’instant, un seul démocrate a annoncé avoir mis sur pied un comité exploratoire chargé d’évaluer les conditions d’une candidature, en novembre. Il s’agit de l’ancien sénateur de Virginie Jim Webb qui a lui aussi entonné des accents populistes (au sens américain du terme) et dénoncé le creusement des inégalités. Mais contrairement à ce dernier, très isolé, Elizabeth Warren dispose à son corps défendant de partisans très actifs regroupés dans un collectif, ReadyforWarren, qui lui ont notamment consacré en juillet 2014 une chanson – Run Liz Run l’invitant à se lancer dans la mêlée.

Lorsque les mêmes militants ont déclaré à la Commission électorale fédérale un super PAC (Political Action Committee) pour financer cet effort de persuasion, la sénatrice s’est sentie obligée en octobre de faire donner son avocat pour signifier son désaccord avec cette initiative. Peine perdue. Le 10 décembre, l’organisation de gauche MoveOn a lancé une nouvelle campagne, Run Warren Run, dotée d’un million de dollars pour tenter de parvenir au même objectif : une déclaration de candidature à la primaire démocrate.

Quelques jours auparavant, les responsables d’un cercle de réflexion centriste, Third Way, avaient choisi les colonnes du Wall Street Journal pour dénoncer « le populisme économique » développé par Elizabeth Warren, ou encore par le maire de New York, Bill de Blasio. Ce courant a été également incarné au cours de la primaire démocrate pour le siège de gouverneur de New York par une inconnue, Zephyr Teachout, laquelle a obtenu un score très honorable (33 % des voix) face au gouverneur sortant et archifavori Andrew Cuomo. Pour Third Way, le Parti démocrate, s’il s’abandonne à cette rhétorique, n’aura aucune chance de triompher dans deux ans face aux républicains.

Issue d’un milieu particulièrement modeste, spécialiste du droit des faillites devenue avocate des droits des consommateurs, Elizabeth Warren peut se prévaloir d’un parcours qui tranche avec celui d’Hillary Clinton. L’interminable non-campagne de cette dernière, depuis la parution du livre retraçant platement son expérience au département d’Etat, au printemps 2014, est régulièrement tournée en ridicule par les humoristes, lorsqu’ils ne s’attardent pas sur les conférences grassement rémunérées que multiplie l’ancienne sénatrice.

« Odeur de voiture neuve »

Mme Clinton, pour autant, continue d’écraser ses éventuels rivaux dans les enquêtes d’opinion qui mesurent les chances d’une demi-douzaine de candidats démocrates, dont l’actuel vice-président Joe Biden, Mme Warren, M. Webb, ou le gouverneur sortant du Maryland, Martin O’Malley. Tous sont distancés au minimum de plus de quarante points par l’ancienne First lady, qui devrait faire part de ses intentions dans les prochaines semaines.

À l’occasion d’un entretien accordé à la chaîne de télévision ABC et diffusé en novembre, M. Obama avait eu des formules aimables à l’attention de celle qui avait servi à ses côtés de 2009 à 2013, estimant qu’elle ferait une « formidable candidate » et une « grande présidente ». Mais il avait ajouté, jouant d’une formule particulièrement imagée, avoir le sentiment que les Américains exprimeraient l’envie, au cours de la campagne à venir, de sentir « de l’odeur de voiture neuve, de quelque chose qui n’aura pas autant de kilomètres que moi ». Il s’agit pour l’instant d’une définition d’un profil démocrate correspondant plus à Elizabeth Warren qu’à l’ancienne secrétaire d’Etat.

Source//.lemonde.fr/

Le Venezuela en crise cherche de l’aide en Chine

Une fresque murale à la gloire de la compagnie pétrolière publique PDVSA,  en août 2014, à Caracas.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, est en Chine depuis le lundi 5 janvier. La veille, il avait placé ce voyage « dans le contexte d’une réduction des revenus pétroliers du Venezuela, à cause de la chute brutale du cours du brut ». Le baril vénézuélien a atteint 48 dollars, soit une perte de 50 % par rapport à septembre 2014.

Si la crise vénézuélienne ne date pas de la baisse des cours, la dépendance très forte du pays aux revenus pétroliers (96 % des entrées en devises dépendent de ses exportations de brut) aggrave la situation. Les Chinois sont les principaux créanciers de Caracas, avec un prêt de 50 milliards de dollars (près de 42 milliards d’euros), remboursé en pétrole. La moitié des 640 000 barils par jour exportés en Chine couvrait le service de la dette. Or, ce remboursement en nature a été suspendu en octobre 2014, parce que les Vénézuéliens ne peuvent pas voir se réduire la part en liquide de ce revenu.

Bien avant la chute des cours, la dégradation de l’industrie pétrolière empêchait les Vénézuéliens d’augmenter la production et donc ses revenus. D’après l’agence Bloomberg, les échéances jusqu’à fin 2016 s’élèvent à 21 milliards de dollars, tout comme les réserves de la banque centrale du Venezuela. Caracas n’a pas d’autre solution que de se tourner de nouveau vers Pékin, de rééchelonner sa dette, voire d’emprunter davantage. Les colossales réserves de l’Orénoque peuvent continuer à servir de garantie. Les échanges commerciaux entre les deux pays frôlent les 20 milliards de dollars.

Menace de cessation de paiement

Caracas se trouve à court de trésorerie et menacé d’une cessation de paiement. Des partenaires étrangers tels que les compagnies aériennes ou des constructeurs automobiles ne sont plus payés. Caracas jongle avec les devises pour régler l’importation des denrées de consommation courante, alors que sont prévues en octobre des élections législatives qui pourraient changer la majorité.

Le Venezuela ne parvient pas davantage à rassurer les investisseurs étrangers. Lors d’une réunion organisée à Londres en juin 2014, l’homme fort de l’économie et PDG de PDVSA, la compagnie pétrolière publique, Rafael Ramirez, avait promis des solutions. Après avoir été « dégradé » en chef de la diplomatie, il a perdu ce poste après l’annonce de la réconciliation entre Washington et La Havane, qui a mis Caracas en porte-à-faux. « Si ce gouvernement met aussi longtemps à annoncer des mesures, c’est parce qu’ils ne sont pas encore d’accord entre eux », juge le dirigeant de l’opposition Henrique Capriles Radonski.

Source//lemonde.fr

Le silence radio de Fidel Castro intrigue les Cubains

Une exposition photo « Fidel es Fidel » (Fidel est Fidel) a été inaugurée à cette occasion place de la Révolution, haut lieu des célébrations du régime cubain.

«Où est Fidel?» Voici la question que les Cubains se posent depuis l’annonce du rapprochement historique le 17 décembre entre les États-Unis et Cuba. Le Lider Maximo de 88 ans n’a donné aucun signe de vie et n’a publié aucune de ses «Réflexions» dans Granma ou Juventud Rebelde, les deux grands quotidiens officiels du régime. La dernière apparition publique d’El Commandante date de janvier 2014, lorsqu’il a visité la galerie de l’artiste havanais Kcho. Le leader historique de la Révolution, qui a cédé le pouvoir à son frère Raul en 2006 après une grave maladie, y était apparu encore plus affaibli que d’ordinaire. En juillet, il a reçu le chef de l’État chinois, Xi Jinping, avant de disparaître.
L’ex-président cubain Fidel Castro, retiré du pouvoir en 2006 pour raisons de santé, a célébré mercredi ses 88 ans dans la discrétion.
Pas d’apparition publique pour le Père de la Révolution cubaine, qui vit retiré dans sa maison de l’ouest de La Havane, où il se consacre à l’écriture et reçoit à l’occasion des dignitaires étrangers.
La dernière apparition en public de Fidel Castro remonte à début janvier, pour l’inauguration d’une galerie de peinture dans la capitale cubaine.
Un « géant de l’Histoire »
Des concerts, à l’occasion de la Journée mondiale de la Jeunesse, lui ont été dédiés mardi soir, et une exposition photo « Fidel es Fidel » (Fidel est Fidel) a été inaugurée à cette occasion place de la Révolution, haut lieu des célébrations du régime cubain.
La télévision cubaine a pour sa part longuement rapporté la fin des travaux de rénovation de la maison natale de Fidel Castro, à Biran, dans la province de Holguin, à 750 km au sud-est de La Havane.
Des messages de sympathie ont été envoyés par les présidents du Nicaragua, Daniel Ortega, et du Venezuela, Nicolas Maduro, a rapporté le quotidien officiel Granma.
« Quelle chance, quelle bénédiction d’arriver avec vous à 88 ans », a affirmé Daniel Ortega, allié de longue date du « Comandante ».
Le président Maduro a pour sa part salué un « géant de l’Histoire », à l’occasion de son programme à la télévision vénézuélienne, « En contact » avec le président.

Source//Le Figaro et Ouest France

Un accord sur le nucléaire impossible d’ici lundi, dit l’Iran

November 23, 2014 Actualité, international No Comments

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry (à gauche), et le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, avec la représentante de l'Union européenne Catherine Ashton à Vienne où se tiennent des discussions sur le délicat dossier nucléaire iranien. L'Iran a fait savoir dimanche qu'un accord avant la date butoir de lundi était impossible. /Photo prise le 22 novembre 2014/REUTERS/Leonhard Föger

VIENNE (Reuters) – L’Iran estime qu’il sera impossible d’aboutir d’ici lundi à un accord d’ensemble avec les grandes puissances dans le dossier nucléaire, rapporte dimanche l’agence de presse iranienne Isna.

“Au regard du peu de temps qu’il reste avant la date butoir et du nombre considérable de questions qui doivent être discutées et auxquelles il faut répondre, il est impossible d’atteindre un accord d’ensemble définitif d’ici le 24 novembre”, écrit Isna citant un négociateur iranien dans l’identifier.

“Le principe d’une prolongation des discussions est sur la table et nous allons commencer à l’évoquer si aucun accord n’est trouvé d’ici dimanche soir”, dit la source. “Nous voulons établir un accord cadre sur les grands dossiers, par exemple les centrifugeuses, l’enrichissement, les capacités et le calendrier de la levée des sanctions”, ajoute-t-elle.

Le dernière ligne droite des négociations pour parvenir à un accord définitif sur le nucléaire iranien commencé mardi dernier à Vienne. Il s’agirait de limiter le programme nucléaire de la République islamique en échange d’une levée des diverses sanctions internationales qui pèsent sur le pays. L’Iran rejette les accusations des Occidentaux qui soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire.

Mais, de source proche des négociations à Vienne, on indiquait en milieu de semaine que l’impasse était totale entre les deux parties sur certains dossiers clés et qu’un accord pour lundi semblait improbable. Une nouvelle date limite pourrait alors être fixée.

(Parisa Hafezi, Nicolas Delame pour le service français)

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